CONTENT POUR UN

Content pour un

« CONTENT POUR UN » est une initiation à l’art contemporain à travers les œuvres de quatre artistes chevronnés. Entre vidéos, photos, installations et sculptures vous serez invités à nous accompagner dans le monde fabuleux de ces artistes.

Exposition organisée par La Fondation de La Maison de Tunisie.

Vernissage le 26 avril 2014 à 18h.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

L’exposition continue jusqu’au 10 mai.

 

PROJET EXPOSE :::

OVERDOSE

Mort, Drogue et alcool, sont les mots qui viennent à l’esprit quand on parle d’overdose. Et pourtant, on est tout le temps exposé à une surdose, celle d’un banal quotidien accablé d’une routine toxique, ou de suites d’évènements insupportables.
Souvent la dose de trop peut être mortelle sur le coup comme elle peut être à petit feu, le fait de se répéter tous les jours, en enchainant les mêmes gestes, en rencontrant les mêmes visages, en ayant à la fin qu’un sentiment, celui d’un ras le bol, celui d’une overdose, de ce qu’on fait, de ce qu’on a et de ce qui nous entoure.
Overdose est un projet photographique expérimental qui regorge d’éléments « en plus », que ce soit techniques à travers la lumière, les couleurs et la technique utilisée pour la prise de vue, mais aussi personnelle.
Overdose représente une sorte de canalisation de tous ses éléments dans un projet en sept photographies.

BIOGRAPHIE DES PARTICIPANTS :::

Abdelaziz BEN GAIED HSSINE :
« Il habite depuis toujours la galaxie lumière sur la planète cinéma. Abdelaziz, le gurû automate, a déjà un long parcours dans le cabaret de l’art. Né avec un troisième œil (celui de la camera), il a immortalisé des marceaux insolites du miroir-réalité. Photographe de plateau dans nombreux productions cinématographiques. Directeur de photo et technicien lumière sur de nombreux tournages depuis plus de vingt ans, l’homme-machine à la combinaison bleu saisit l’instant et devient témoin privilégie du monde du spectacle. Il a été aussi professeur de photographie à l’ISSAM pendant des années. »
Ses totems envahissent chaque coin de sa maison et marchent avec ses pattes mécaniques vers les dunes de Hammam Ghzez, la médina de Damas ou le Beyrouth décadente. Maitre du recyclage et du recuper’art, ses sculptures parlent de la nature machine et de la civilisation, mais aussi des abysses les plus profonds et de la condition féminine. Un cosmos-surprise de poupées oublies ou Alice voudrait bien se perdre encore une fois, ses sculptures font une partie essentiel de ses installations et performances où une multitude des danseurs, comédiens, saltimbanques, chanteurs et magiciens se rencontrent et jouent autours.
Portfolio : https://www.facebook.com/latelierd

Olivier AGID :
« né en 1951, vit à Paris depuis plus de vingt ans, Olivier Agid développe un système d’écriture en images avec lequel il agit très concrètement dans le champ social et politique.
Peintre, architecte de formation, il entreprend au début des années 70 de constituer une banque de données graphiques en « notant“ des aspects du monde environnant. Il travaille alors à une étude importante sur les périphéries urbaines. Avec des groupes très divers, il mène des actions expérimentales faites de « situations vivantes“ qui visent à modifier la perception de l’espace social.
Au cours des années 80, son système d’écriture en images évolue avec l’utilisation de l’infographie et produit une analyse élaborée des mécanismes de fonctionnement de la société : l’organisation de ses activités, ce qu’elle génère ou produit en termes d’échanges ou de comportements. Dans l’espace urbain, les interventions d’Olivier Agid changent d’échelle. Il construit d’immenses « tableaux vivants“ à la dimension d’une ville ou d’un site, en France et à l’étranger, habités par de multiples expériences, installations éphémères, concerts-images, événements, sculptures monumentales. Ces opérations impliquent des négociations avec de multiples partenaires (institutions, entreprises, associations, industries). Elles donnent lieu à une post-production polymorphe : livres, disques, CD-Rom, diaporamas, vidéos, peintures, dessins, images numériques, objets. »
« Olivier Agid mène une expérience originale intitulée « Acte image », qui interroge les processus de création de la société.
Sa production combine des formes multimédias à des actions mises en scène à l’échelle urbaine.
L’œuvre est imaginée, négociée et produite dans l’espace standard des activités. »

Haythem ZAKARIA :
« Haythem Zakaria est un artiste tunisien résidant en France. Ses inspirations embrassent autant la pensée soufie que les techniques visuelles subversives telles que le glitch, la meta-image ou le cinéprocess, l’orientant ainsi vers l’expérimentation de dispositifs génératifs en temps réel.
Il explore alors des procédés visant à augmenter l’image en lui incorporant, greffant ou superposant des indications visuelles ou sonores et sonde la création visuelle en travaillant sur la prolifération de l’image et sa régénération en partitions visuelles.
Exploitant l’intermédialité de sa discipline, il propose des créations visuelles uniques et des
installations interactives tout en multipliant les rencontres et les échanges artistiques. Il travaille ainsi avec des artistes plasticiens tels que Nicolas Gimbert, et collabore souvent avec des plasticiens sonores. Sa rencontre avec Emmanuel Mailly, compositeur et performeur, a permis, grâce à l’association des deux univers, visuel et sonore, la création d’un langage A/V commun. C’est à partir de cette collaboration que le premier tryptique de Meta-project est né. Il s’agit de performances dont l’avancement est encore en cours.
Il anime par ailleurs des ateliers de formation et d’éducation par l’image dans lesquels il adopte une approche pédagogique pour aborder le live cinéma et le cinéma d’objets. »
Portfolio : http://haythemzakaria.com/